Accueil CCI 2021

 

 

 

 

 

Pour bien démarrer l’étude du sujet, voici l’interview d’un monstre sacré de l’alpinisme, Reinhold Messner, interviewé par Elsa Maudet journaliste au sein de Libération, journal partenaire du Concours Cartographie Imaginaire 2021.

 

 

À la montagne, «le problème est que les touristes sont concentrés dans quelques endroits seulement»

 

Reinhold Messner est l’un des plus grands alpinistes au monde. Il est le premier homme à avoir gravi l’Everest sans apport d’oxygène (en 1978) et le premier à avoir gravi les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres existant sur la planète (en 1986). Cet homme de 76 ans vient de sortir un livre, Urgence ! Il faut sauver les montagnes, dans lequel il parle des dégâts causés par les touristes. Nous l’avons interviewé.

 

 

À quels dangers les montagnes sont-elles confrontées de nos jours ?

Le changement climatique est bien plus fort dans les montagnes que dans les villes. Mais les problèmes viennent des villes : elles produisent beaucoup de dioxyde de carbone, parce qu’il y a des industries et des voitures.

 

 

Existe-t-il des solutions ?

Pour l’instant, personne n’a de solution. Parce que les grands pays ne travaillent pas ensemble, c’est un vrai problème. Tout le monde parle mais personne n’agit.

 

 

Vous dites aussi que le tourisme fait du mal aux montagnes. De quelle façon ?

Le tourisme est une chance pour les habitants des Alpes. On ne peut pas avoir d’industries parce qu’on est trop loin des villes et ça coûte trop cher de faire venir des marchandises. Donc il faut qu’on puisse vivre grâce à ce qu’on a : l’agriculture et le tourisme.

Le problème est que les touristes sont concentrés dans quelques endroits seulement, où il y a trop de monde, trop de bruit. On perd l’intérêt de la montagne, à savoir la lenteur, le calme, le silence, les beaux paysages. Et dans le même temps, il y a d’immenses espaces sans touristes. Le tourisme n’est pas négatif. C’est la façon dont on le pratique qui est négative. Si on installe trop de téléphériques à certains endroits, des hôtels à plus de 3 000 mètres, ça détruit la beauté des paysages que les gens recherchent quand ils viennent passer des vacances à la montagne.

 

 

Comment les gens, et notamment les enfants, peuvent-ils protéger la montagne ?

S’ils vont en montagne, ils doivent y monter à pied, lentement. Ils ressentiront des émotions fortes s’ils y vont par eux-mêmes. S’ils montent en téléphérique, ils ne comprendront rien à la montagne, parce qu’ils n’en verront pas la grandeur, le danger, la beauté.

Propos recueillis par Elsa Maudet, journaliste à Libération, pour l’association Concours Carto

 

 

 

Pour en découvrir un peu plus sur ce personnage ….

 

 

 

 

 

 

 

Cette année le Concours de Cartographie Imaginaire invite les élèves à prendre de la hauteur ! En effet les élèves de CM1-CM2, 6ème-5ème ou ceux scolarisés dans des sections SEGPA-ULIS, les trois catégories récompensées vont devoir réaliser une carte sur une feuille A3 les invitant à imaginer un territoire de montagne habité, partagé et à préserver.

 

 

Toutes les informations se trouvent dans les différents onglets de cette page Concours Carto Imaginaire :

 

    • Le Règlement avec de nombreux conseils pour bien réaliser sa carte.

 

    • La « To do list » pour ne rien oublier au moment de réaliser sa carte.

 

    • Le Calendrier pour être sûr de rendre sa carte au bon moment !

 

    • Et en fin les archives pour aller jeter un coup d’oeil sur les cartes lauréates des années précédentes et trouver l’inspiration ….

 

 

A partir du printemps, les cartes des différents lauréats seront affichées dans la section « Cartes 2021 » par catégorie de récompense.

 

 

 

BONNE CHANCE ET QUE LA FORCE CARTOGRAPHIQUE SOIT AVEC VOUS !